Tapisseries Anciennes

Description de l'article de blog :Portails vers les Facultés Oubliées du Sixième Sens.

3/5/20262 min read

Tapisseries Anciennes : Portails vers les Facultés Oubliées du Sixième Sens.

Dans les ombres tissées du Moyen Âge, des œuvres comme la série "La Dame à la Licorne" (vers 1500) révèlent des facultés humaines oubliées aujourd’hui. Ces six tapisseries, chefs-d’œuvre flamands en laine et soie, dépeignent les cinq sens traditionnels – vue, ouïe, goût, odorat, toucher – à travers une noble dame entourée d’une licorne et d’un lion, symboles de pureté et de force.

Mais c’est le sixième panneau, "À mon seul désir", qui intrigue : la dame y renonce aux plaisirs sensoriels pour embrasser une perception intérieure, souvent vue comme un sixième sens – intuition, volonté ou cœur cosmique. Ici, on perçoit la taille et la nature d’objets ou créatures sans contact physique, par une connexion spirituelle au-delà des cinq sens.

Cette faculté oubliée évoque un monde où l’esprit discerne l’invisible, reliant à des visions modernes comme celle d’Alexandra Henrion-Caude sur l’amour comme sens intégrateur.

Ces tapisseries ne sont pas que décoratives ; elles sont des invitations à réveiller ces pouvoirs latents, pour un nouveau paradigme où la perception transcende le matériel. Explorez et méditez : que perçoit votre intuition aujourd’hui ?

Anecdote

Jours de l’An 1996 ou 1997, Floride. La veille, nous marchions sur la plage, les pieds dans l’eau, une cannette de bière à la main. Dans l’eau noire à cette heure tardive, je n’ai pas vu ce qui m’a frôlé la cheville, mais je savais hors de tout doute qu’il s’agissait d’une raie géante, genre manta. J’en ai fait part à mon compagnon ; il m’avait vue quitter l’eau et en avait fait autant. Très diplomate, il n’a pas commenté et a suggéré de rentrer. Le lendemain, on a repris le même chemin en bord de mer pour aller à l’épicerie. En cours de route, j’ai annoncé me sentir capable de déplacer des montagnes. Tandis que Martin proposait de faire apparaître un sac de pièces d’or, je repensais à la sensation de la présence de la raie et j’ai proposé de l’appeler. Je me suis tournée face à la mer, les yeux fermés, les pieds dans l’eau, et j’ai revisité le souvenir de la sensation, en imaginant le projeter dans sa direction. Puis nous avons repris notre marche en jasant de choses et d’autres. Quelques minutes plus tard, on a vu des gens quitter la plage précipitamment. Un type m’a attrapée par le bras en criant “It’s a shark !” les yeux fous comme dans une toile de Bosch. Alors, je me suis tournée vers la mer… et je l’ai vue. Je l’ai rejointe et j’ai marché à son côté… fantastique ! Tellement grande, la raie nageait comme vole un oiseau, à quelques mètres de moi. Je la trouvais majestueuse, je ressentais du respect, et nous avancions toujours côte à côte, jusqu’à ce que j’aperçoive un pêcheur à une quinzaine de mètres. Pour sa sécurité, j’ai envoyé en bloc le danger et mes tendres adieux. Et on a tourné en même temps : elle vers le large, moi vers les badauds qui nous regardaient du chemin et de plus haut sur la plage.

CR